La journée mondiale de l’enfance, célébrée chaque année le 20 novembre, est l’occasion pour les familles d’aborder simplement ce que signifie être un enfant avec droits. En quelques activités adaptées à l’âge, on peut expliquer ces droits, les mettre en pratique au quotidien et montrer comment les défendre si nécessaire.
Sommaire
Pourquoi parler des droits de l’enfant à la maison
Parler des droits de l’enfant n’est pas réservé aux cours d’école ou aux manifestations. Dans la vie de famille, cela aide l’enfant à comprendre ses limites, ses libertés et le respect mutuel. Ces discussions renforcent aussi la confiance : un enfant informé saura mieux dire quand quelque chose le gêne ou le met en danger.
Pour vous, parent, c’est un moyen concret d’enseigner l’empathie et la responsabilité sans dramatiser. L’objectif n’est pas la théorie mais des gestes quotidiens qui montrent le respect des autres.
Adapter l’explication à l’âge de votre enfant

Pour les tout-petits
Avec les enfants de 2 à 5 ans, privilégiez des mots simples et des situations concrètes. Parlez de « sécurité », « respect » et « partage » à travers des histoires, des jeux de rôle ou des albums illustrés. Une courte histoire où un personnage dit non à quelque chose qu’il n’aime pas est souvent plus parlant qu’une longue définition.
Pour les 6-12 ans
Les enfants d’âge primaire peuvent comprendre des notions un peu plus précises : le droit à l’éducation, au jeu, à la protection. Travaillez avec des exemples de la vie quotidienne : l’école, la cour de récréation, la maison. Invitez-les à identifier ce qui leur paraît normal ou injuste et à proposer des solutions.
Pour les adolescents
Les ados apprécient qu’on les considère comme des interlocuteurs sérieux. Engagez-les dans des discussions sur la vie numérique, le consentement, la liberté d’expression ou la participation citoyenne. Laissez-les chercher des informations et présenter ce qu’ils ont appris à la famille.
5 activités simples à faire à la maison
Voici des idées faciles à mettre en place pour tous les âges. Choisissez une ou deux propositions, pas tout d’un coup.

- Créer un mini-journal familial où chacun note une chose qu’il aime et une chose qui l’a gêné cette semaine. Ce geste encourage l’expression et l’écoute.
- Inventer une bande dessinée ou un petit théâtre où un personnage apprend à dire non et à chercher de l’aide.
- Organiser un « conseil familial » où les enfants peuvent proposer une règle ou une activité et voter avec des arguments.
- Lire ensemble un livret ou écouter un podcast adapté aux enfants sur leurs droits, puis en discuter pendant cinq à dix minutes.
- Réaliser une affiche avec des phrases courtes et positives à coller dans la chambre ou le salon pour rappeler des valeurs comme le respect et la protection.
Comment impliquer l’école et le voisinage
Les droits de l’enfant prennent tout leur sens lorsqu’ils sont vécus en communauté. Proposez aux enseignants une activité commune pour le 20 novembre ou partagez une affiche chez le médecin ou dans la salle commune de la résidence. Les bibliothèques et associations locales proposent souvent des ressources prêtes à l’emploi.
Si votre enfant veut agir, encouragez-le à initier un petit projet solidaire à l’école, comme une collecte de livres ou une exposition sur les droits. Ces actions enseignent la valeur de l’engagement concret plutôt que la seule dénonciation.
Parler des situations difficiles et savoir à qui s’adresser ?
Aborder les droits implique parfois d’évoquer des situations qui inquiètent. Si, en discutant, un enfant confie un malaise ou une agression, prenez la parole avec douceur et écoutez sans jugement. Ne transformez pas la conversation en interrogatoire et évitez de minimiser ce qui est dit.
Pour agir, il existe des dispositifs et des organismes qui peuvent vous orienter. Si vous pensez qu’un enfant est en danger, il est important de contacter les services compétents. Par exemple, vous pouvez téléphoner au 119 pour des situations d’urgence concernant un enfant en danger. Le Défenseur des droits est aussi une instance chargée de veiller à la protection des enfants et peut être saisi pour des situations de violation de leurs droits.
Avant toute démarche, notez les faits de façon factuelle et conservez les éléments qui pourraient aider les professionnels. Si la situation relève d’un suivi médical, d’un examen psychologique ou d’une intervention sociale, adressez-vous aux professionnels qualifiés comme un médecin, une équipe de protection de l’enfance, une assistante sociale ou un élu local.
Pour préparer le 20 novembre, rassemblez un ou deux supports adaptés à l’âge de votre enfant, prévoyez un moment court et calme pour en parler, et choisissez une action simple à réaliser ensemble. Si un sujet sérieux surgit, n’hésitez pas à demander de l’aide extérieure sans attendre.
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Lucas est un passionné de psychologie infantile et un fervent défenseur de l’éducation bienveillante.
Albert Camus Bron Les enfants réinventent le monde pour vous